samedi 5 novembre 2011
Après les "chrysanthèmes" : les asters
mardi 1 novembre 2011
Analyse du miel urbain d'Amiens (Sainte-Anne) 2011
Miel urbain d'Amiens (Sainte-Anne) 2011
Résumé de l'analyse du miel produit puis récolté le 24 juillet 2011 sur la ruche n° 1 (une seule récolte annuelle), en intra-muros à Amiens quartier Sainte-Anne, confiée au laboratoire du Centre d'Etudes Techniques Apicoles de Moselle (CETAM).
L'analyse demandée est une analyse standard regroupant les critères essentiels permettant de donner une indication précise sur l'appellation et la qualité.
Cette analyse comprend deux critères de qualité (Humidité et HMF) et quatre paramètres complémentaires qui servent à donner une appellation au miel (Conductivité électrique, pH initial, coloration PFUND, analyse pollinique qualitative).
A ces éléments essentiels, il a été demandé, en plus, une analyse du profil des sucres.
Examen physique et sensoriel à l'analyse :
ASPECT : Liquide
COULEUR : ambré clair
ODEUR : Puissance moyenne, végétal
SAVEUR : Assez doux, complexe, végétal, acidulé
Analyse physico-chimique
Humidité : 17,8 %
H.M.F. : 4,0 mg/Kg
Conductivité : 444 microS/cm
pH initial : 4,48
Coloration mm Pfund : 32
Analyse pollinique
Importance culot de centrifugation : Très faible
Signes d'adultération : Pas de signes à l'analyse pollinique
Amidon : 0
Éléments indicateurs de miellat : Spores, asques
Éléments divers : Quelques fibres et particules végétales
Pollens dominants : (>45%) Castanea sativa (Châtaignier) 48%
Pollens d'accompagnement : (>16 et <45%) Ligustrum vulgare (Troëne) 22%
Pollens minoritaires : (>3 et <16%) Tilia sp (Tilleul) 9%, scrofulariacée 7%, lamiacée 3%
Pollens très minoritaires. ou isolés : (<3%) Heracleum sp (Berce), crataegus sp (Aubépine), lavandula sp (Lavande), prunus/pyrus (Fruitiers), cornus sanguinea (cornouiller sanguin), brassicacée, x...
Analyse et profil des sucres
Sucres: (HPLC)
Glucose 31,9%
Fructose 41,6%
Isomaltose 1,4%
Maltose 0,9%
Saccharose 1,8%
Turanose 1,1%
Raffinose 0,1%
Tréhalose : non détecté
Mélézitose : non détecté
Erlose : non détecté
Glucose/Eau : 1,79
Fructose/Glucose : 1,30
Conclusions :
Tous les paramètres contrôlés sont conformes au Décret n° 2003- 587 du 30 juin 2003 pris pour l'application de l'article L. 214- 1 du code de la consommation en ce qui concerne le miel.
Les analyses polliniques et physico-chimiques sont celles d'un miel de fleurs.
Le pollen de châtaignier est toujours sur représenté. La faible conductivité électrique (<500) montre que le châtaignier n'entre pas dans la composition de ce miel.
Pas de signes d'adultération
Appellation proposée : "Miel de fleurs"
Précisions techniques du CETAM
Critères de qualité
Le taux d'humidité :
Valeur légale : < 20 %
Valeur conseillée : < 18,5% – fort risque de fermentation du miel au-dessus de 18,5% (= miels à Date Limite d'Utilisation Optimale courte)
Le taux d’humidité intervient également dans les phénomènes de cristallisation. C’est avec des taux d’humidité voisins de 17 – 18% que les miels cristallisent le plus rapidement.
Le taux d'H.M.F (Hydroxy Méthyl Furfural) :
Valeur légale : < 40 mg/Kg
≤ 80 mg/Kg pour les miels issus de régions tropicales
Valeur conseillée : < 15 mg/Kg la première année – si > 30 mg/Kg : DLUO courte
L’HMF est un précurseur des « caramels » – c’est un « indice de vieillissement » des miels – AUCUN MIEL NE BONIFIE AVEC L’ÂGE – La production d’HMF est proportionnelle à la température de stockage, aux éventuels traitements thermiques subis par les miels (température, durée) et à leur acidité (plus un miel est acide, plus la production est rapide.
Miels vieillissants rapidement: miels dont le pH est inférieur à 4 (exemple : lavande…)
Miels vieillissants lentement : miel dont le pH est supérieur à 4,5 (exemples : miellats en général, châtaignier, bourdaine…)
lundi 17 octobre 2011
Pesage relatif

Lundi 17 octobre 2011 : 17 degrés-soleil.
Encore une belle journée d'automne avec 17 degrés au thermomètre. Rapide passage au rucher pour la pesée des ruches qui sera le premier point de repère de la consommation des réserves de nourriture par les abeilles.

La pesée se fait à l'aide d'un peson en soulevant l'arrière de chaque ruche.
Elle n'est pas absolue mais relative, l'essentiel étant de toujours utiliser le même peson et la même méthode.
Verdict au 17 octobre 2011
- Ruche 1 : (10 cadres de corps) = 46 Kg
- Ruche 2 : (9 cadres de corps + 1 nourrisseur cadre vide = 37 Kg
- Ruchette "hausse" : (9 cadres de hausse) = 28 Kg
dimanche 16 octobre 2011
Visite de contrôle

Dimanche 16 octobre 2011 : 17 degrés-soleil.
Les premières gelées blanches d'automne sont arrivées cette nuit et la nuit précédente, il est temps de profiter des rayons du soleil et de la bonne température pour rendre visite aux abeilles afin de réaliser un état des lieux.
Premier constat, les pains de candi sont inégalement consommés en fonction des ruches mais les réserves sont désormais suffisantes jusqu'en février.

Un dernier traitement à l'ail et au sucre pour chaque ruche ne fera pas de mal avant la longue période qui nous sépare du nouveau réveil de 2012

Lors de l'épisode précédent, dans la rubrique "commentaires", une interrogation fort judicieuse de JMB m'a amené à corriger le tir au sujet de l'isolation et de la masse d'air à réchauffer par les abeilles sous le nourrisseur retourné. Comme quoi il est bon de ne pas camper sur ses certitudes et de ne rien considérer comme acquis. La première couche d'isoruche est donc posée directement sur le candi restant sur les têtes de cadres ensuite vient le nourrisseur retourné et le dernier sandwich d'isolants.

La petite colonie qui doit hiverner dans la hausse Dadant bénéficie de toutes les attentions. L'intégralité du pain de candi (2,5Kg) a été consommée mais les abeilles ont du construire des cellules au dessus des cadrons dans l'espace laissé libre sous le nourrisseur retourné. Ce n'est pas satisfaisant.

Après avoir ôté ces constructions anarchiques, la première couche d'isoruche est posée comme dans le cas précédent. Le nourrisseur retourné et les autres isolants viennent dessus.
Il aurait été possible de supprimer le nourrisseur mais il concoure à la planéité de la première couche d'isolant sous laquelle on pourra insérer rapidement, le moment venu, un complément de candi ou d'ailleurs conserver le candi existant.
La prochaine visite sera consacrée au pesage général des ruches.
